Martine Vinuesa : Créatrice à facettes
Martine Vinuesa est arrivée en Auvergne depuis son bordelais natal au milieu des années 80. De son enfance elle se remémore la magie de son quotidien embellie par les notes artistiques : l’assiette de purée façonnée en château de fée, une goutte de vin redessinée ou encore la couture de petits habits pour poupées. Le besoin permanent de s'évader grâce à la création lui fit confectionner sa première robe à 14ans.
Martine Vinuesa porte un regard esthétique sur le monde. Passionnée elle exprime son désir de partager ses goûts, choix et formes de beauté à travers la confection textile et le modelage de la terre.
Attentive à toutes nouvelles textures, imprimés et couleurs des tissus, elle recycle des vêtements pour leur donner de nouvelles formes en mélangeant les étoffes par exemple. L’aspect fonctionnel des pièces ainsi créées tentent de rendre au mieux les lignes féminines tout en abordant le côté ludique de l’appart.
Dans le même état d’esprit, avec un fort désir d’esthétique, Martine Vinuesa s’offre le toucher d’une matière naturelle, brut, qu’elle modèle selon les courbes d’un corps humain, l’expression d’un visage, le mouvement d’un drapé… Après avoir expérimenté différentes textures et modes de cuisson de la terre, c’est vers le Raku que l’artiste aime retrouver son style. La matière rend la forme voulu par l’artiste, proche de ses états d’âme, tout en conservant la magie due au hasard, qui rendra à la sculpture toute sa poésie intrinsèque.
Quelques années aux cours du soir de l’école des Beaux-Arts ont permis à l’artiste de mieux synthétiser ses idées de création. Travaillant les postures des modèles vivant, des croquis très rapides ou de longues études anatomique, les cours lui procurent le ressenti d’une meilleure ouverture d’esprit. Même si le « trait » participe peu ou prou à l’enfermement, Martine Vinuesa trouve dans la peinture de nouvelles formes de la liberté d’expression.
« La peinture complète ma créativité par sa complexité, c’est une découverte de mes possibilités à chaque toiles renouvelées » Martine Vinuesa
Texte de Cécile Quintin